... que c'est la deuxième fois que je dois écrire cet article car j'ai une connexion de mer**...

 

Bon, en fait, je voulais parler de mon début d'année excellent d'un point de vue découvertes littéraires (littérature ou roman graphique, peu importe le terme): j'ai lu de la BD à foison et je me suis régalée!

 

Bon, j'aime ça, la Bd. Mais il y a en ce moment de vrais petits bijoux qui sont en rayon et qui méritent très largement d'être lus par tous.

 

 Paul au parc

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"Paul au parc" est le dernier tome de la série des "Paul", dont l'auteur, Michel Rabagliati, comme son nom ne l'indique pas, est québéquois (du coup, le texte aussi, mais c'est dépaysant et charmant).

Alors, le monsieur et cette série sont connus dans le monde de la Bd, du coup, on trouve ouate mille articles à propos de cet album. Je ne vais donc pas m'étendre sur l'histoire. Je vais plutôt vous dire mon ressenti.

D'abord, c'est mon frère qui me l'a acheté. Sinon, je l'aurai sûrement feuilleté à la FN*C et l'aurai remis en rayon. Parce qu'il faut dire que les débuts de l'histoire sont un peu ...lents. L'auteur prend le temps de nous plonger dans l'ambiance: un truc tranquille, une insouciance d'ado sans histoires, un parc l'été, vide ou presque, une famille marrante, sympa. Une époque (années 70) elle aussi insouciante, avec en fond une actualité faite d'actes terroristes, mais vraiment en fond.

Comme on m'a offert le bouquin, je fais l'effort de continuer, parce qu'en temps normal, j'aime que ça démarre dés les premières pages.

Et doucement, je me laisse prendre à cette douce nostalgie des années 70 au Québec. Lentement, je m'attache à ce personnage. Et je me rends compte que je ne peux plus lâcher le bouquin.

 

Tout est heureux et si bien raconté.

 

Et puis la fin, les dernières pages ..... un choc, je ne peux pas raconter évidement, mais sachez que j'ai refermé le bouquin, toute retournée, bouleversée même.

 

Bref (comme dirai l'autre), j'ai vachement aimé alors je recommande!

 

 

Puis j'ai lu ça:

 

Chroniques de Jérusalem

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Bon, je l'ai acheté parce que c'est le "fauve d'or" 2012. Je n'ai pas cherché à comprendre, j'aurai pu être déçue et ce fut loin d'être le cas!

Donc là aussi, des tas d'articles existent sur le net à son sujet, je n'en ai lu que du bien d'ailleurs (normal).

En gros, c'est un gars (l'auteur) qui part vivre un an en Israël: il suit son épouse qui bosse pour MSF, il a avec lui ses 2 enfants, son carnet de croquis, et son regard objectif, neutre ... même si de moins en moins neutre au fil des pages.

Ce que j'ai d'abord beaucoup aimé, c'est son audace: l'auteur aborde l'actualité, en la traitant d'un point de vue tout à fait original: pas journalistique, pas politique, mais le regard d'un gars qui ne connaît presque rien d'Israël et qui va à la découverte de tout ce qui fait ce pays aujourd'hui.

Il y parle de religions, d'humains, de guerre, d'histoire, ... tout ça avec le recul de quel'qu'un qui n'est pas directement concerné par tout ça. Il nous fait donc part, brièvement et avec discrétion, de ce qui le choque, le marque, l'attriste ....

Ben, c'est un sujet, à mon avis, ultra risqué. Et l'auteur se débrouille comme un chef pour montrer tout ce qu'il a vu de positif comme de négatif.

Il m'a permis de mieux comprendre le conflit en Israël. Il m'a appris que c'était un pays toujours en gueurre malgré ce qu'on veut bien nous montrer, il m'a appris des tas de choses sur les cultures présentes et sur la manière dont tous ces gens vivent (ou survivent) ensemble.

 

Bref, c'est très adroit, très touchant, ça m'a amenée à fouiller un peu plus le sujet: preuve qu'il a su faire naitre en moi de l'intérêt sur un sujet, de prime abord, pas attractif.

 Un album que j'ai envie de faire lire à tout le monde.

 

 

Et puis devant mon petit dej', je lis Boulet et ces "notes":

 

boulet

 

Alors là, on est dans le léger, l'autodérision, l'humour au 100ème degré, tout ce que j'aime: je conseille  (très bonne lecture de WC aussi: des histoires courtes).

 

Bon, j'ai bien envie de vous parler aussi de Larcenet qui a un talent monstreux pour faire naitre en nous des tas d'émotions en un simple trait de crayon, vous parler des Lanfeust, lus et relus car vraiment désopilants, du génie des alpages que je ne me lasse pas de relire, des Calvins (qui me font de plus en plus penser que je vais en baver avec Raphaël, aïe!), de ..... BREF, j'aimerai beaucoup que celles et ceux qui ont une idée de le BD se résumant à Tintin (que j'aime aussi en fait), reviennent fouiller les rayons BD car ce serait tellement dommage de passer à côté de cet art.